Quand j’ai les boules, je joue au bowling

Alors que je suis au plus bas, l’estime de soi au ras du parquet, Eric me téléphone.
– Ça te dit un petit bowling ? Je suis à celui des 2 Lions, je viens de leur installer la clim, et je me disais que ça serait marrant, etc. etc.
Je trouve un prétexte pour refuser, raconte deux, trois banalités, et je raccroche.

Je n’ai vraiment pas le moral et je me sens aussi efficace et conquérant que le héro de l’un de mes films préférés, « The Big Lebowsky ». En pensant à lui, je me souviens qu’il n’excelle justement que dans un domaine : le bowling. Je ne rappelle pas Eric, mais je propose à Louis, 12 ans, d’aller faire quelques parties. Il accepte avec joie, sûr qu’il va me mettre une taule. Mais ce jour-là, ma boule est comme radioguidée sur la piste huilée. J’enchaîne les « strike » comme par magie. Le score est humiliant, mon fils est dégoûté. Moi je rentre à la maison avec une de ces patates !

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